Executive éducation :

Le monde de la formation continue en entreprise est en perpétuelle évolution. Voilà plus de 15 ans que les prestataires de formation ont noté une baisse sensible de la vente de leurs produits sur catalogue. En contrepartie des entreprises demandent de plus en plus de programmes sur-mesure pour permettre à leurs employés de bénéficier d'actions de formation plus en relation avec leur préoccupation et les problèmes à traiter.

Même si ces derniers mois le sujet de la formation est revenu en tant que préoccupation des DRH, (DIF, VAE…) le mot formation lorsqu'il s'agit des dirigeants ou des principaux responsables de l'entreprise, ne semble plus adapté. En effet l'analyse des pratiques montre qu'il s'agit définitivement en 2000 d’accompagnements du déploiement de la stratégie de l'entreprise plus que d'une opération de qualification cognitive des acteurs. Il ne s'agit plus en tout cas de formation professionnelle en tant que tel. L’arrivée des nouvelles technologies la qualité des modules en e-learning, la nécessité pour les entreprises de développer leur réactivité de mieux partager les connaissances en interne, de développer les synergies, de diffuser les meilleures pratiques, de créer des réseaux de travail sur projet transverses, d'insister sur le développement personnel de mettre en place des sensibilisations au développement organisationnel, font que la demande des entreprises a considérablement changé. La nécessité de mettre en oeuvre une approche pratique et dont la rentabilité soit évidente amène également des méthodologies nouvelles comme l'action learning, fort mal traduit d’ailleurs par le terme formation action. Lorsque les entreprises se décident à lancer ses actions d'accompagnement du déploiement de stratégie, elles suivent toutes une procédure qui les amène de l'analyse des besoins, et à l'appel d'offre. Cet appel d'offre est ensuite envoyé une à un nombre limité de prestataires, consultants, école de management, organisme de formation. Force est de constater que toutes les écoles de management ne répondent pas de la même façon. Seule quelques-unes d'entre elles sont en mesure de le faire. Voilà plus de 15 ans que nous avons tentés de sensibiliser ces écoles sur la nécessité de le développer cette activité en leur sein. Compte tenu de l'évolution des budgets de ces institutions, plutôt à la baisse du côté des financements des chambres de commerce, et dont les frais de scolarité élevée ne pourront augmenter indéfiniment, l'accès à des ressources récurrentes liées à une activité commerciale rémunératrice est intéressant en soi. Mais ce n'est pas tout. Se lancer dans ce que nos amis anglo-saxons appellent customised Executive éducation représentent également une action importante de qualification pour les écoles de management qui se veulent proches des entreprises. Cela amène l'école a rentre en contact avec des donneurs d'ordres, a négocie et sur des appels d'offres, à se mettre en situation de compétition avec des collègues, à identifier des besoins nouveaux dans les entreprises et à apprendre à servir ses besoins dans des conditions acceptables pour les clients. Certes cette activité est fort différente de la formation initiale voir même des programmes de master. Mais il est beaucoup d'autres est fait à signaler une dans une institution qui se décide à s'organiser pour servir ce marché. D'abord il faut créer un département ou un service avec un responsable de tes d'un certain savoir-faire de type marketing de produits services aux entreprises. Ce profil est difficile à trouver au sein école car elle correspond plus à un profil de consultants, et les écoles n'ont pas toujours les modalités de rémunération pour intéresser à ces personnes. Il faut également que le corps professoral s'intéresse à ce sujet. Il ne s'agit pas simplement d'un intérêt intellectuel mais également de développer la disponibilité permettant d'investir sur les projets des clients. Ceux-ci parfois year l'idée des enseignants en dehors de leurs préoccupations traditionnelles que sont l'enseignement en salle de classe devant des étudiants jeunes, leur travail de recherche et de publication et les relations avec leurs collègues. En supposant que la personne qui a en charge l'activité Executive éducation trouve quelques bonnes volontés pour répondre aux appels d'offres des entreprises il faut ensuite se que les différentes disciplines concernés par la réponse acceptent de collaborer aux fins de personnaliser cette réponse pour le besoin de l'entreprise. Ceci nécessite un investissement en temps conséquent et un travail d'équipe qui n'est pas toujours fréquent dans ces institutions des agendas personnels, avec parfois des activités de consultants à titre individuel, limite le degré de liberté pour ses enseignants. Supposons que la réponse puisse être faite et que le client en soi satisfait il reste alors à mettre en place l'action dans l'entreprise ceci appelle une qualification particulière au plan des intervenants car ils se trouvent désormais de façon à un groupe de personnes dont le niveau de qualification et d'expérience est souvent largement supérieure à celui de leurs étudiants traditionnels de formation initiale. Il ne s'agit plus alors d'enseigner mais bien d'animer, de faciliter, et de faire en sorte que l'ensemble des savoirs présents autour de tables soit partagé, assemblée, organisée, synthétisés pour en faire quelque chose d'utile pour l'entreprise. Ces facultés la sont bien différente de celles qui sont nécessaires pour faire un enseignement de formation initiale. Souvent les enseignants on redoute une telle exposition qui peut parfois remettre en cause leurs modalités pédagogiques, leur contenu, et leur expertise. Ceci veut dire que le responsable du service est longue aura souvent plus de facilité à vendre à l'extérieur qu'à trouver des volontaires au sein de l'institution pour animer de quels séminaires. C'est bien dommage car cette pratique outre et les aspects rémunérateurs offrent bien des avantages pour les institutions. Elle les rapproche les entreprises qui sont qu'on le veuille ou non leur client final pour le reste de leurs activités, mais également il s'agit d'un réel travail de qualification du corps enseignant qui au travers de ces pratiques peut acquérir de nouveau savoir-faire, de nouveaux et exemples et notamment renouvelés considérablement son matériel pédagogique un intermédiaire de cas nouveaux.

L'observation courante lorsque les entreprises envoient des appels d'offres des institutions, et que ces dernières tardent à répondre voire ne répondent pas, ou répondent de façon inadéquate. La recommandation voudrait que les entreprises investissent à leur tour sur la connaissance des institutions et de leurs expertises pour aller vers des coopération plus partenariale. De la même façon que notre remarque consiste à dire qu'il faut qualifier le côté institutionnel, il importe également de qualifier le coté client. Quand entreprise choisit de se lancer dans un programme de formation de dirigeants de haut niveau, elle décide d'un geste stratégiquement importante et doit identifier un responsable qualifié pour s'occuper de ce dossier. Acheter une prestation intellectuelle de vous niveau n'est pas un acte de banales. Il ne s'agit pas non plus de n'acheter qu'un prix. Il faut rentrer dans le détail est donc connaître de façon précise les expertises des partenaires sollicités. Il faut même pratiquement connaître individuellement les intervenants qui vont être concernés par le programme que l'on dessine. Il faut même connaître leur cooptation de recherche, leur souci de publication et les centres d'intérêt de leurs travaux à venir. Fort de cette connaissance le client pourra réellement motiver le prestataire pour un partenariat issu publiera dans la durée est donc tous les protagonistes bénéficieront. Les institutions ont une disponibilité de leur corps professoral d'autant plus limité que ceci sont en général à quatre jours par semaine. Elle ne souhaite pas rentrer dans une compétition sur le prix inutilement. L’acte d'achat de prestations est en fait un acte de vente. De la même façon que le responsable de Executive éducation dans l'institution va chercher à vendre les projets qu'il a recueillis auprès de ses clients en interne. Un de la relation s'analyse donc comme un acte complexe de marketing inter organisationnel. De chaque côté il faut investir dans la relation en interne et en externe. De chaque côté il faut manager des réseaux sophistiqués pour permettre soit élaboré un programme soit un de chercher les prestataires pour ce programme.

La qualité des résultats est directement liée à l'investissement mutuel est réciproque c'est par les parties. Acheter un prix n'est pas véritablement significatif content je sais que le principal coût d'une action de formation est constitué de part des salaires des participants. Il importe donc d'optimiser les coûts pédagogiques pour s'assurer de la meilleure qualité de prestation car nous sommes dans un marché de délégation qui n'est pas substituable. On ne peut pas tester les formations de la même façon que l'on ne peut pas risquer un traitement avant de choisir le bon. On fait confiance , et pour s'assurer que sa confiance est bien placée, on met en oeuvre les moyens de qualification préalable.

Une certaine façon donc l'idée les institutions d'enseignement supérieur auraient intérêt à travailler sur la qualification de la collaboration. Qualification de leur côté qualification de leurs clients. On pourrait dire que cela le premier investissement commercial